vendredi 29 novembre 2019

L'adoption de Peanut, ma petite shiba-inu


Peanut, Peanut, Peanut… Je n’arrive pas à croire que cela fait presque dix mois que je partage mon quotidien avec cette petite boule de poils et d'énergie. Déjà dix mois. Ou plutôt, seulement dix mois. Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est qu’adopter Peanut a complètement bouleversé mon existence. Bien plus que je ne l’avais imaginé. Si bien qu’aujourd’hui je suis incapable de concevoir ma vie sans elle et que je peine à me souvenir de à quoi elle ressemblait avant son arrivée…


Peanut, c’est un peu mon rêve devenu réalité. Il faut dire qu’avant de devenir sa maitresse, cela faisait plus de dix ans que je rêvais d’avoir un chien et que je me répétais que lorsque j’aurais enfin mon chez-moi, rien ni personne ne pourrait m’empêcher d’en adopter un… Dix longues années passées à rêver de la complicité que j’aurais avec mon futur compagnon à quatre pattes, mais aussi à réfléchir aux responsabilités auxquelles je serais confrontée (et pour cela, je ne remercierais jamais assez mes parents de m’y avoir sensibilisé dès le plus jeune âge !). Avoir un chien, c’est une grande responsabilité et beaucoup de contraintes, mais c’est aussi et surtout une source de bonheur et d’amour inépuisable… J’ai envie d’écrire sur Peanut depuis le jour de son arrivée dans mon appartement. Ou peut-être bien que c'est depuis le jour où je l'ai vue pour la toute première fois. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir repris du service sur le blog et de prendre le temps de le faire pour pouvoir laisser quelque part une trace écrite de cette superbe aventure avec ma petite shiba-inu.


Comment s'est passée l'adoption de Peanut ?


Une fois que ma décision d’adopter un shiba-inu a été prise, tout le processus d’adoption s’est déroulé en seulement dix petites journées : les recherches sur les élevages belges, les premiers échanges par emails avec des professionnels, le premier aller/retour pour voir les chiots, le choix d’adopter une des petites boules de poils que nous avons rencontrées sur place, les achats pour accueillir notre chiot à l’appartement dans les meilleures conditions, le dernier aller/retour pour ramener Peanut dans son nouveau foyer… 

Mais il faut tout de même savoir que si tout s’est fait aussi rapidement pour l’adoption de Peanut, c’est pour de bonnes raisons. Avant de me décider à adopter un chiot shiba-inu plutôt qu’un chien adulte ou un chien d’une autre race, j’ai longtemps pesé le pour et le contre. Je me suis bien renseignée sur les shiba-inu, sur leurs caractères, leurs besoins et sur les conditions de vie qu’il faut leur apporter pour qu’ils se sentent bien dans leurs pattes. J’ai passé plusieurs mois à faire des recherches pour être certaine de choisir un chien qui pourrait être heureux dans mon style de vie et mon appartement actuel, mais j’ai aussi essayé de réfléchir sur le long terme pour m'assurer de lui offrir un foyer qui le rendrait heureux pour toujours (emménagement avec mon amoureux, adoption d’un autre animal, avoir un enfant). Adopter un chien n’est pas un acte à prendre à la légère, cela doit toujours être réfléchi !

Ma Peanut vient d’un petit élevage familial de shiba-inu situé à Huy. L’élevage Roxe & Roucky fait partie des premiers que j’ai contacté et c’est le seul que j’ai visité avec mon amoureux. Après avoir discuté avec les éleveurs, je ne voyais plus l’intérêt d’aller en visiter un deuxième. J’ai tout de suite eu un énorme coup de coeur pour les propriétaires. Un jeune couple passionné par la race qui avait envie de se lancer dans une nouvelle aventure avec leurs deux shiba-inu nommés Roxe et Roucky. C’était la toute première portée de l’élevage, mais la maitresse s’occupait des chiots avec beaucoup de soin, comme si les trois petits étaient les siens. Ça m’a énormément rassurée. Nous avons pu observer les chiots jouer, discuter avec les éleveurs et nous avons également rencontré les parents. Dans trois petites femelles issues de la portée, une se distinguait des autres avec son petit museau noir et les deux autres étaient de parfaites jumelles. Enfin, à une seule différence près : Peanut était définitivement la plus turbulente. Elle allait constamment chercher ses soeurs et sa maman pour jouer. Le soir de notre visite, ce petit démon a essayé pendant plus de deux heures d’entrer dans mon sac et de mâchouiller mes chaussures, mon écharpe et mes cheveux. C’est aussi celle que j’ai eue dans les bras. Il était tout simplement impossible de ne pas craquer pour cette petite boule de poils !


Pourquoi avoir choisi d’adopter en élevage plutôt qu’en refuge ?


C’est inutile de le cacher, si j’ai choisi d’adopter un shiba-inu, c’est parce que je rêve d’en avoir un depuis plusieurs années. Pourtant, passer par un élevage pour adopter mon chien n’était pas mon premier choix, bien au contraire. Peu de temps après avoir emménagé dans mon appartement, j’ai commencé à me renseigner sur les démarches à suivre pour adopter dans les refuges. Je consultais tous les jours le site de la SPA à la recherche de mon premier compagnon à quatre pattes. J’avais envie d’offrir une seconde vie à un chien abandonné, mais le problème c’est que tout ne se passe pas toujours comme prévu… 

Lors de ma première visite à la SPA de Liège, mon amoureux et moi avons eu un énorme coup de coeur pour un chien. Ce n’était pas un chien de race, ce n’était pas un chiot, on ne connaissait pas son nom et il avait une vilaine allergie aux puces. Mais il avait un regard plein de douceur et d’amour… Deux heures. C’est le temps que nous avons passé avec ce chien de huit ans que j’avais renommé Charlie. Je suis incapable d’expliquer pourquoi, mais je me suis tout de suite sentie connectée à cette grosse boule de poils. Après ces deux heures, quand j’ai demandé à la vétérinaire du refuge qui s’était occupée de nous quelle était la prochaine étape pour pouvoir l’adopter, une autre dame nous a répondu qu’il était réservé pour deux bénévoles. Les réservations ne sont (en théorie) pas possible à la SPA et il n’était spécifié nulle part que d’autres personnes allaient venir le chercher. Pourtant, on m’a repris la laisse de la main pour le ramener dans son enclos. J’ai ravalé mes larmes, je suis sortie et je me suis mise à pleurer. L’histoire de Charlie m’a brisé le coeur, vraiment. Après cela, je suis retournée deux autres fois à la SPA, mais j’avais l’impression que cela me faisait un peu plus mal au coeur à chaque passage. Alors j’ai fini par me décourager. J’ai abandonné l’idée du refuge pour cette fois et j’ai pris la décision de passer par un élevage et d’adopter un chiot. Je voulais être certaine que plus personne ne m’enlève le droit d’avoir le chien que j’ai envie d’adopter, même si cela peut sembler égoïste. Encore aujourd’hui, même si j’aime Peanut de tout mon coeur et plus encore que je ne pouvais l’imaginer, il est difficile pour moi de raconter cette histoire sans avoir envie de pleurer. Je n'essaye pas de justifier mon choix en jouant sur la corde sensible et je tiens à préciser que je ne regrette pas d’avoir choisi de passer par un éleveur. Après tout, c’est ce choix qui m’a permis d’adopter ma petite Peanut.


Comment je me suis préparée à l’arrivée de Peanut à l’appartement ?


Comme Peanut est mon tout premier chien, j’avoue avoir beaucoup appréhendé son arrivée à l’appartement. J’étais très heureuse et excitée, bien sûr. Mais l’idée qu’elle puisse manquer de quoi que ce soit une fois arrivée dans son nouvel environnement m’inquiétait énormément. J'avais peur de ne pas être à la hauteur. J’ai passé pas mal de temps à rechercher quels étaient les objets essentiels et incontournables à acheter lorsque l’on adopte un chiot et quels étaient les préparatifs à mettre en place avant son arrivée. J’ai également beaucoup échangé avec d’autres propriétaires de chiens, avec les éleveurs et j’ai essayé de me faire confiance en suivant mon instinct. Je l’ai déjà dit, mais je le répète : adopter un chien n’est pas un acte à prendre à la légère, cela doit toujours être réfléchi. Il faut bien se rendre compte que prendre soin de son chien demande de l’organisation, de l’argent et beaucoup de temps.

Ma liste d'achats avant (et après) l’arrivée de Peanut à l'appartement :


+. Manger et boire : Un des premiers achats que j’ai fait pour Peanut, ce sont les gamelles (il en faut toujours au moins deux : une pour l’eau et une autre pour les croquettes). Personnellement, je préfère ne pas lui donner de nourriture humide et je ne lui donne jamais de récompenses qui viennent de mes propres repas. Elle mange ses croquettes sèches, des légumes cuits à la vapeur, du blanc de poulet cuit à l’eau (cuisiné avec beaucoup d’amour par la maman de mon amoureux et la mienne) et ses petites récompenses.

+. Dormir : Il n’y a qu’une seule chose que je regrette de ne pas avoir achetée tout de suite. C’est une cage. Je sais que l’idée peut faire peur, mais de tous les achats que j’ai pu faire suite à l’arrivée d’un chiot, c’est clairement celui qui m’a été le plus utile et qui a le plus aidé Peanut à se sentir chez elle. Il faut savoir que mon petit appartement est en réalité un grand studio où la cuisine, la salle à manger, le salon et la chambre se partagent l’espace dans une seule et unique grande pièce. Ce qui a pour conséquence qu’il est tout simplement impossible de séparer ma chambre de l’endroit où Peanut dort. Et comme à l’origine, elle n’avait qu’un simple panier en guise de lit, mon petit démon se réveillerait la nuit, pleine d’énergie, pour faire la fête et grignoter mes meubles jusqu’à ce que je me lève ! La solution que j’ai trouvée pour remédier à cela, c’est d’acheter une cage et de placer son panier à l’intérieur. Résultat ? C’est immédiatement devenu sa maison.

+. Jouer : J’ai tout de suite acheté à Peanut des jouets de toutes les tailles, de toutes les matières et de toutes les couleurs. Comme c’était un chiot avec beaucoup d’énergie et que j’avais peur qu’elle fasse des bêtises, j’ai préféré acheter un maximum de jouets pour éviter qu’elle ne s’ennuie. Aujourd’hui, parmi tous les objets de sa boîte, ceux qu’elle préfère sont les peluches et les balles (et ça tombe bien puisque je n'arrive pas à m'empêcher de lui acheter de nouveaux doudous !).

+. Se promener : Même si Peanut ne sortait que sur ma terrasse ou dans le jardin de mon amoureux les premières semaines, j’ai quand même tout de suite acheté un collier, un harnais et une laisse (j’ai préféré prendre une laisse d’éducation pour les débuts et j’ai gardé la laisse à enrouleur pour plus tard). Peanut est habituée à porter les deux depuis qu’elle est toute petite, mais j’ai tout de même une préférence pour le harnais qui ne l’étrangle pas lorsqu’elle tire en début de promenade.

+. Apprendre : Avant l’arrivée de Peanut, j’ai également acheté deux livres sur l’éducation du chien : « Tout se joue avant 1 an ! : Les règles d'or de l'éducation positive du chiot » et « 100 fiches pour éduquer son chiot ». Le premier m’a beaucoup aidé à comprendre pourquoi elle faisait des bêtises et il propose des solutions axées sur l’éducation positive pour régler les problèmes de comportement du chiot. J’ai également fait un essai dans un centre d’éducation situé dans la région de Liège, mais ce qui était proposé là-bas n’était pas en accord avec la manière dont je veux éduquer Peanut. Mon amoureux et moi avons poursuivi l’éducation à la maison et nous sommes toujours à la recherche d’un centre d’éducation avec les mêmes valeurs que les nôtres.

+. Se soigner : S’il y a bien une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère, c’est le choix du vétérinaire et le suivi médical de son chien. Je pense que le plus tôt est le mieux. Personnellement, comme Peanut devait être suivie pour son rappel de vaccins et son traitement vermifuge, je n’ai pas attendu avant de prendre contact avec le vétérinaire que la soeur de mon amoureux m’avait conseillée. Les rendez-vous médicaux sont vraiment très importants, même pour les animaux. En règle générale, il faut consulter au moins une fois par an pour vérifier que tout se passe bien et pour les rappels de vaccins, même si le chien est en pleine forme.


Quels sont les traits de caractère de Peanut ?


Pour moi, Peanut est le meilleur chien au monde. Elle est gentille, indépendante, sociable, joueuse, intelligente et énergique. Il est vrai qu’elle est aussi têtue, comédienne, très maladroite et qu’elle manque un peu de délicatesse (mais ce n’est pas de sa faute si elle a quatre pattes gauches)


Je pense que ces quelques lignes sont la parfaite description de Peanut, c’est un bon résumé de son caractère (et de ces dix derniers mois passés à l'observer pour apprendre à la connaitre). Et lorsque l’on sait que je suis tout à fait capable de parler d’elle pendant des heures sans jamais m’arrêter, cela relève presque du miracle d’avoir si bien réussi synthétiser les traits de sa personnalité… Pour moi, Peanut est vraiment le meilleur chien au monde. Il est vrai qu’elle peut parfois se montrer capricieuse et têtue, mais en règle générale, c’est un chien adorable et très facile à vivre. Pourtant, bien avant son arrivée à l’appartement, quand je disais que je pensais à adopter un shiba-inu, j’ai souvent entendu des phrases comme « ce sont des chiens compliqués et difficiles à éduquer » ou « prendre un shiba-inu comme premier chien est une mauvaise idée ». Mais malgré tout, à l’heure actuelle, j’ai l’impression que je ne m’en sors pas trop mal. Même si c’est mon premier chien, même si c’est une shiba-inu. Je ne sais pas si Peanut est une exception ou si les shiba-inu ont une réputation qu’ils ne méritent pas, mais honnêtement je ne vois pas ce qui fait d’eux des chiens plus difficiles que les autres.

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Je pourrais encore écrire pendant des heures sur Peanut, rédiger des dizaines de lignes supplémentaires et raconter toutes les bêtises qu’elle a pu faire ces dix derniers mois (parce que j’en ai même fait une liste !). Mais honnêtement, je pense que cet article est déjà suffisamment long… Alors je vais simplement ajouter que l’adoption de Peanut est la belle chose qui me soit arrivée cette année et que je suis heureuse d’avoir attendu avant si longtemps avant d’adopter un chien parce que je ne sais pas j’aurais été capable dans le passé de prendre mon rôle de maitresse à coeur comme je le fais aujourd’hui…