dimanche 19 janvier 2020

Encore une année de passée


Nous sommes le 19 janvier 2020. Comme tous les ans à la même période, je me suis lancée dans une rétrospective mentale où j’ai pris le temps de réfléchir et de faire le point sur l’année qui vient tout juste de s’écouler. Un peu comme si je rembobinais une cassette vidéo avec tous mes souvenirs. Une cassette vidéo qui n’appartient qu’à moi et que je suis la seule à pouvoir visionner. Et même si j’ai le sentiment étrange que plus les années passent, plus le temps s’écoule rapidement et plus j’ai besoin de rembobiner cette cassette vidéo encore et encore, je continue à avoir besoin de mes rétrospectives annuelles. Pour continuer à avancer, pour rester positive, pour apprendre à mieux me connaitre et pour essayer de devenir une meilleure version de moi-même.

Je me suis accordée un peu de temps pour moi ces derniers jours. Un peu de temps pour pouvoir réfléchir, analyser et comprendre. J’ai mis longtemps avant de pouvoir mettre des mots sur mon ressenti vis-à-vis de l’année dernière, bien plus encore que pour toutes les années précédentes. J’ai beau y réfléchir et rembobiner ma cassette vidéo encore et encore, c’est comme si la plupart des événements qui se sont déroulés ces douze derniers mois manquaient de nuances. Comme si tout était soit noir, soit blanc. Soit complètement positif, soit complètement négatif. Comme si le gris, le plus ou moins et le presque avaient cessés d’exister pendant toute une année.

J’ai beau essayer de prendre du recule, de cogiter pendant des heures et de cesser complètement d’y penser, rien n’y fait. À chaque fois qu’un souvenir me vient à l’esprit, je le relie à une émotion. Une seule et unique émotion. C’est comme si elle était si forte qu’il m’était tout simplement impossible d’y ajouter d’autres nuances, comme si je ne pouvais ressentir qu'une seule émotion à la fois.

L’année dernière m’a aidée à prendre conscience de qui je suis réellement. Et aujourd’hui, j'ai la sensation de n’avoir jamais été aussi proche de la personne que je rêve d’être et de la vie que je rêve de mener à l’avenir. Même si, en même temps, c’est aussi la première fois que je visualise si clairement tout ce qu’il me reste encore à accomplir avant de pouvoir y parvenir.


J’aime voir la vie comme une attraction à sensations fortes, un peu comme si elle était une énorme montagne russe émotionnelle. Et je pense c’est aussi comme ça que je visualise l’année dernière. J’ai l’impression d’avoir vu les semaines défiler les unes après les autres sans que je ne parvienne à m’arrêter pour reprendre mon souffle. Tout est allé si vite, peut-être même trop vite. Et tout n’a pas toujours été facile au cours de ces douze derniers mois. C’était une année chargée en nouvelles responsabilités et en nouvelles opportunités, parfois manquées. J’ai été heureuse, c’est vrai. Peut-être plus heureuse que toutes les autres années précédentes. Mais il m’est aussi arrivé de vouloir tout abandonner et baisser les bras, de pleurer de rage et de perdre toute confiance en moi. Les opportunités de grandir n’ont pas manqué. Et j’ai grandi, beaucoup. J’ai appris à m’autoriser à laisser déborder mes émotions. Toutes mes émotions, même si ce n’est pas toujours joli à voir. J’ai appris à écouter mon instinct, à lâcher prise et à moins tenir compte de l’avis des autres. Et surtout, j’ai appris à faire face à cette vie d’adulte que j’ai cherché à éviter pendant si longtemps et que je me surprends pourtant à apprécier aujourd’hui…